« L’idéologie masculiniste s’est développée grâce aux algorithmes »

Propos recueillis par Hakima Bounemoura - 20minutes - 04/12
Dans « Formés à la haine des femmes », la journaliste Pauline Ferrari décrypte l'inquiétant essor du masculinisme sur les réseaux sociaux
L’idéologie masculiniste s’est discrètement frayée un chemin ces dernières années sur les réseaux sociaux, et dans de très nombreux domaines de la vie quotidienne. — ISA HARSIN/SIPA
  • Dans « Formés à la haine des femmes » (aux éditions J-C. Lattès), la journaliste Pauline Ferrari explique comment les idées masculinistes se propagent, tant hors ligne que sur les grandes plateformes.
  • « Les réseaux sociaux ont donné aux communautés masculinistes un endroit pour se rassembler, pour communiquer, et se développer. Si bien qu’elles constituent aujourd’hui une véritable sous-culture », explique notamment Pauline Ferrari.
  • Les masculinistes ont aussi très vite compris « comment fonctionnaient les algorithmes des plateformes (…) Ils ont aussi appris à contourner les règles de modération », démontre la journaliste à travers son enquête.

Coachs en séduction, influenceurs fitness ou encore militants d’extrême droite… L’idéologie masculiniste s’est discrètement frayée un chemin ces dernières années sur les réseaux sociaux, et dans de très nombreux domaines de la vie quotidienne. Des mouvements incels au concept populaire de « mâle alpha », la journaliste Pauline Ferrari a décidé de mener l’enquête sur cette « haine des femmes » qui se banalise dans notre société.

Dans Formés à la haine des femmes, Comment les masculinistes infiltrent les réseaux sociaux (aux éditions J-C. Lattès), elle passe en revue les mécanismes et les référentiels communs à ce mouvement et dépeint les communautés où il se déploie. Qui sont les mascul...
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