Critique : Les manifestations pour le climat font leurs débuts au Met Opera

New York Times - 03/12
L’arrivée de Christian Gerhaher marque la reprise du « Tannhäuser » de Wagner. Mais suite à une brusque protestation, la représentation a pris un tournant.

"Wolfram, réveille-toi!" » cria-t-on depuis les plus hautes loges du Metropolitan Opera. « La source est polluée !

Au début, cela semblait étrange de lancer le personnage de Wolfram dans « Tannhäuser » de Wagner, qui est revenu au Met jeudi soir, avec ce rôle chanté par le grand baryton Christian Gerhaher lors de ses débuts dans la compagnie. (En fait, c'est son arrivée qui a rendu la soirée remarquable au début.) Mais ce cri a été le début d'un flot ininterrompu de griefs climatiques, conçus pour coïncider avec la description par Wolfram, lors du concours de chant au milieu de l'acte II, de l'amour comme un printemps miraculeux.

« Le printemps est entaché ! » » le manifestant dans le cercle familial a continué, puis a laissé tomber une banderole qui disait : « Pas d'opéra sur une planète morte ».

Plusieurs autres voix protestataires ont émergé, issues du groupe Extinction Rebellion. Sur scène, les artistes se sont figés sur place jusqu’à ce que le rideau doré du Met tombe autour de son proscenium doré. Les manifestants et les hués du public ont commencé à se hurler dessus à travers le vaste auditorium.

"Honte!" » a crié une personne près de moi en direction générale des manifestations. D’autres hurlaient « Va-t’en ! » et "Rentrez chez vous!" Alors qu'un couple perturbé par la performance sortait, l'un d'eux, un homme vêtu d'une cravate noire, a dit : « N'y a-t-il pas de sécurité ici ?

Les gens avaient des ques...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...