1er décembre (Reuters) - L'insolvabilité de Signa Holding mercredi a mis en lumière la structure complexe de l'empire immobilier autrichien criblé de dettes, dont les participations s'étendent du bâtiment Chrysler de New York aux actions du grand magasin britannique Selfridges.
Même si certaines parties de l’empire luttent pour rester à flot, cette décision risque de déclencher un effet domino sur son vaste portefeuille commercial et immobilier construit sur deux décennies.
Voici une ventilation des éléments clés de l’entreprise :
La société holding de René Benko, 46 ans, magnat de l'immobilier tyrolien derrière l'empire, est active dans l'immobilier et le commerce de détail et investit dans d'autres sociétés.
Le principal actionnaire et propriétaire majoritaire de la société holding est la famille Benko via sa fondation privée et une société holding basée à Innsbruck nommée Supraholding.
Parmi les autres actionnaires figurent l'homme d'affaires suisse Ernst Tanner, un cadre supérieur du fabricant de chocolat Lindt & Spruengli (LISN.S), la fondation familiale privée de l'entrepreneur en bâtiment et ancien patron de Strabag (STRV.VI) Hans Peter Haselsteiner, le fondateur de la société allemande d'aliments pour animaux Fressnapf. Torsten Toeller et Arthur Eugster, entrepreneur suisse en machines à café.
Elle a déposé son bilan le 29 novembre à Vienne après de longues et infructueuses négociations avec des prêteurs potentiels.
Les dettes de Signa, estimées à environ 5 milliards d'euros (5,45 milliards de dollars), en feraient la plus grande faillite jamais connue en Autriche.
Selon Signa, Prime est la plus grande société du groupe dans sa division immobilière, évaluée à environ 20,4 milliards d'euros (22,23 milliards de dollars). Reste à savoir si cette valeur s’applique toujours après les dernières turbulences et la crise immob...
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