FRANCFORT, 30 novembre (Reuters) - La crise de la dette du groupe immobilier suédois SBB expose la Banque centrale européenne à un risque de pertes et met en lumière l'exposition de 26 milliards d'euros (29 milliards de dollars) qu'elle a accumulée dans le secteur immobilier européen désormais frappé par la crise. -achat d’obligations de l’époque.
Une analyse Reuters des dossiers de la BCE montre qu'elle détient deux obligations libellées en euros émises par les CFF, qui ont accumulé des dettes de plus de 9 milliards de dollars en achetant des biens immobiliers, notamment des logements sociaux, des bureaux gouvernementaux, des écoles et des hôpitaux.
Deux sources proches du dossier ont indiqué que les avoirs en obligations des CFF de la BCE s'élevaient à quelques centaines de millions d'euros. Une obligation des CFF se négocie désormais à environ la moitié de sa valeur nominale, ce qui montre que les investisseurs anticipaient un certain risque d'un éventuel défaut de paiement de la dette.
Lorsque les CFF, désormais cotés en spéculation spéculative, ont récemment racheté des obligations avec une légère décote pour stabiliser leurs finances, la BCE était parmi les vendeurs, a déclaré une personne proche du dossier.
Un porte-parole de la BCE a refusé de commenter les CFF ou les pertes éventuelles, soulignant son site Internet où la banque centrale qualifie ses pertes en général d'"effets secondaires" et affirme qu'elle peut puiser dans les bénéfices importants des dernières années pour les compenser.
Bien que les CFF représentent une petite exposition pour la BCE, ils rouvrent un débat sur la façon dont la banque centrale de la zone euro a dépensé près de 400 milliards d'euros en dette des entreprises depuis 2016 dans le cadre d'énormes achats d'actifs pour éviter la menace de déflation.
Au total, elle a dépensé environ 5 000 milliards d’euros en dette publique, obligations d’entreprises et autres actifs, qu’elle détient habituellement jusqu’à son échéance.
Pourtant, dès 2016, la BCE avait mis en garde contre une bulle immobilière dans certaines parties d’Europe, tout en ache...
[Courte citation de 8% de l'article original]