Droit à la barre, mains dans le dos, il est resté impassible à l’annonce de sa relaxe. Éric Dupond-Moretti, jugé pour prise illégale d’intérêts, a été déclaré mercredi 29 novembre « non-coupable » par la Cour de justice de la République (CJR). Une décision qui éclaircit son horizon politique.
Les trois juges et douze parlementaires, composant la formation de jugement de la CJR, n’ont pas suivi le ministère public qui avait requis un an de prison avec sursis contre le garde des Sceaux à l’issue de ce procès inédit d’un ministre de la justice en exercice. Il risquait jusqu’à cinq ans de prison et 500 000 € d’amende.
Le procureur général estimait que le délit de prise illégale d’intérêts était « bien constitué ». Le ministre n’ayant pas écouté les « alertes » et « ayant franchi un pas qu’il n’aurait pas dû franchir » en ordonnant des enquêtes administratives contre trois magistrats du Parquet national financier (PNF) et un ex-juge qu’il avait critiqués quand il était avocat.
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