L’éruption tant redoutée en Islande pourrait finalement ne pas avoir lieu, preuve que les systèmes volcaniques restent imprévisibles. De nombreuses observations témoignent en effet d’une stabilisation de la situation.

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    Les volcans sont imprévisibles. Alors que tout le monde s'attendait à une nouvelle éruption de grande ampleur sur la péninsule de Reykjanes, en Islande, la diminution significative de l'activité sismique depuis quelques jours semble indiquer une stabilisation de la situation. L'office météorologique islandais indique également que le taux de déformation du sol diminue. L'ensemble de ces observations suggère que la probabilité d'une éruption est désormais bien plus faible qu'au début de la crise, débutée le 10 novembre.

    Levée de l’état d’urgence

    Une bouffée d'espoir pour les 3 700 habitants de la ville de Grindavik, forcés d'évacuer leurs logements. Bien qu'ils ne soient toujours pas autorisés à rentrer chez eux, le risque de voir leurs maisons et leurs biens disparaître sous la lave s'amenuise considérablement. Si l'état d'urgence vient d'être levé, la prudence reste cependant de mise.

    Comme l'explique le géophysicien islandais Magnús Tumi Guðmundsson sur le site islandais mbl.is, si le magma n’est pas arrivé jusqu’en surface, il a cependant été injecté au sein des grandes fissures ouvertes dans le sous-sol, jusqu'à une profondeur de seulement 800 mètres, formant ce que l'on appelle des dikes. À l'heure actuelle, 90 % de ces dikes se sont solidifiés, bouchant en quelque sorte les zones de sortie possibles pour le magma. Une éruption ne peut toutefois pas être totalement exclue. Mais la zone la plus probable ne se situerait plus dans la ville de Grindavik, mais plutôt au milieu du dike, à l'est de la montagne Sýlingarfell.

    Un risque désormais minime de voir une importante éruption le long de cette fissure

    Bien que les données suggèrent que du magma est toujours injecté au sein de la chambre magmatique qui se situe à une profondeur 5 à 6 kilomètres, Guðmundsson explique que la pressionpression relâchée durant cet épisode magmatique a été suffisante pour faire baisser significativement le risque d'une violente éruption le long de cette fissure dans les mois ou années qui viennent.

    L'Islande retient son so...
    [Courte citation de 8% de l'article original]