Des projets d’urbanisation ou d’infrastructures, il y en a beaucoup. Opportunités de développement selon les uns. Non-sens au regard des enjeux auxquels fait face notre société selon les autres. Kathleen Monod, la coordonnatrice de la thématique Aménagement du territoire de l’Office français de la biodiversité (OFB), nous explique quels sont les impacts de l’artificialisation des sols sur la biodiversité et quelles sont les solutions pour aller vers de nouveaux modes d’aménagement qui concilient préservation de la biodiversité et attentes des citoyens.
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[EN VIDÉO] L’humanité survivra-t-elle à l’effondrement de la biodiversité ? Il semble évident que l’humanité soit imbriquée avec son écosystème. Si la biodiversité s’écroule, elle...
Artificialisation. Le terme est aujourd’hui sur toutes les lèvres. Parce que de plus en plus de projets, qu’il s’agisse d’urbanisation ou de développement d’infrastructures, font débat. Il y a d’un côté, ceux qui y voient des opportunités économiques et sociales. Et de l’autre, ceux qui ne voient que l’espace soustrait à la nature. Le tout alors qu’au cœur de l’été dernier, une nouvelle loi a été votée. Elle vise à faciliter la mise en œuvre de l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) des sols pour 2050 fixé par une autre de nos lois, la loi climat et résilience.
Mais au-delà de cette actualité juridique, nous nous sommes demandé ce qu’il en était vraiment. Ce qui se cache derrière ce terme. « L’artificialisation, c’est une notion très française, nous explique Kathleen Monod, la coordonnatrice de la thématique Aménagement du territoire de l’Office français de la biodiversité (OFB). Elle correspondait à l’origine à la préoccupation d’évaluer les pertes de surface agricole au moment où l’urbanisation a commencé à s’étaler sur les terres agricoles. Puis elle s’est étendue à toute forme de consommation d’espaces qu’ils soient naturels, agricoles, ou forestiers. »
Le saviez-vous ?
À l’international, la notion privilégiée est celle de « land use change », littéralement changement d’usage des terres. Elle est plus englobante que la notion d’artificialisation car elle ne traite pas seulement d...
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