Du 30 novembre au 12 décembre prochain, 196 pays se réuniront à Abu-Dhabi pour assister à la COP28, sous la houlette de son président Sultan Al Jaber. Le patron de la compagnie pétrolière émirate au parcours atypique s'est lancé dans un marathon séduction pour convaincre ses plus farouches détracteurs.
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Dans la foulée d’une canicule dévastatrice et quelques mois avant un mois d’octobre suffocant, sa nomination à la tête de la COP28, arrêtée dans le luxe feutré des salons emiratis, a jeté un froid sur le mois de janvier 2023. Le loup dans une bergerie déjà en feu ? Sultan Al Jaber, président de la Compagnie pétrolière nationale d'Abou Dabi (Adnoc), balaie les accusations portées contre lui d’un revers de la main : « Les gens qui m’accusent de conflit d’intérêts ne connaissent pas mon parcours, arguait-il en juillet dernier, à l’occasion d’un rare entretien accordé à l’AFP. J’ai passé la majorité de ma carrière dans le développement durable, la gestion de projets et les énergies renouvelables ».
Un parcours vert… de gris
Ce qui est sûr, c’est que ce grand émirati à la voix grave et posée cumule les casquettes, ou plutôt les agals : diplômé d’une licence de chimie à l’Université de Californie, il obtient par la suite un Master of Business Administration à celle de Los-Angeles, avant de passer avec succès un doctorat ...
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