L’Allemagne aux prises avec son « frein à l’endettement »

MSN - 25/11
Ce que décide le gouvernement allemand aura des répercussions internationales. Soit déclarer une urgence et emprunter plus d’argent, soit réduire les dépenses jusqu’à ce que quelque chose se brise (probablement) ?

Ce que décide le gouvernement allemand aura des répercussions internationales. Soit déclarer une urgence et emprunter plus d’argent, soit réduire les dépenses jusqu’à ce que quelque chose se brise (probablement) ?

Les règles sont claires : l'État allemand doit joindre les deux bouts avec l'argent qu'il gagne. C'est ce qui est écrit dans la Constitution. C’est ce qu’on appelle le Schuldenbremse, ou frein à l’endettement. Ce n’est que dans des circonstances exceptionnelles que le frein à l’endettement peut être levé et que l’État peut contracter de nouvelles dettes. De 2014 à 2019, le gouvernement fédéral a pu respecter ces conditions puisque le budget a toujours été équilibré.

Mais ensuite sont arrivées la pandémie de coronavirus et l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le Bundestag a suspendu à plusieurs reprises le frein à l’endettement et le gouvernement a pu emprunter des milliards. L'objectif du ministre des Finances Christian Lindner était de mettre un terme à cette tendance et de consolider le budget. Il se sent désormais obligé de suspendre le frein à l’endettement de manière rétroactive également pour 2023.

Un manque à gagner d’au moins 60 milliards d’euros

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