Myriam Pujol n’en revient pas. Depuis quelques jours, cette ancienne commerçante à la retraite croule sous les sollicitations de journalistes, qui veulent à tout prix raconter son histoire. « J’ai encore reçu une demande par mail ce matin, et Jean-Paul, mon mari aussi ! », sourit-elle. Il faut dire que ces trois dernières années, Myriam Pujol s’est lancé un ébouriffant défi : cette Audoise de 67 ans, qui n’avait eu, quand elle était adolescente, « que le BEPC », a décroché haut la main un CAP, puis un Bac professionnel Coiffure. Mention Assez bien, frôlant même de quelques dixièmes la mention supérieure. « Je me suis dit "Ce n’est pas moi, ce n’est pas possible !", confie-t-elle à 20 Minutes. Je crois que je ne m’en suis rendu vraiment compte que lorsque j’ai eu mon diplôme entre les mains, il y a quelques jours. Je me suis dit, "Ça y est, j’ai eu le bac ! Je l’ai fait !" »
Devenir coiffeuse, c’était un rêve, pour cette Lézignanaise. « Depuis toute petite, j’ai toujours voulu faire ce métier, raconte-t-elle. Je coiffais mes poupées, je faisais des mises en plis à ma mère… J’étais à fond dans la coiffure ! Quand j’avais 13 ou 14 ans, j’ai voulu faire un apprentissage, pou...
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