Il avait dévoilé publiquement en 2014 l’ampleur de la fraude. Jérôme Lavrilleux a répété ce jeudi 23 novembre « prendre sa part de responsabilités » au procès en appel de l’affaire Bygmalion, des dépenses excessives de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. Mais l’ancien directeur de cabinet du patron de l’UMP Jean-François Copé et ex-directeur adjoint de la campagne présidentielle du candidat Sarkozy ne « veut pas être présenté comme le Deus ex machina de tout ça ».
Rejugé notamment pour abus de confiance, complicité de financement illégal de campagne et complicité d’escroquerie, celui qui a été condamné en première instance à trois ans de prison dont un avec sursis, reconnaît avoir eu connaissance d’un « système de fausses factures ». Une double comptabilité destinée à imputer à l’UMP une partie des frais de meetings, au motif de conventions fictives, pour masquer un dépassement du plafond légal des dépenses électorales (42,8 millions d’euros pour 22,5 millions autorisés).
Une « fraude » dont Jérôme Lavrilleux, nommé directeur adjoint de la ca...
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