Napoléon est un film d'époques. Pas seulement parce qu'il se situe dans un passé reconstitué, mais parce qu'il combine plusieurs époques… du cinéma. Plus exactement de blockbusters hollywoodiens.
D'emblée, le film de Ridley Scott renoue avec une tradition qui pouvait paraître appartenir à un autre temps, celle où Hollywood faisait des grandes histoires européennes un matériau corvéable à merci pour fabriquer du spectaculaire à sa manière. Et l'usage généralisé de la seule langue anglaise suscite un petit quiz incongru lorsqu'il s'agit de deviner qui sont, à l'écran, les personnages effectivement anglais.
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À la désinvolture de l'usage du passé des autres comme terrain de jeu sans règles s'ajoute ici une dimension plus spécifique: la haine de Hollywood pour la Révolution française. C'est une constante d...
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