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Le « modernisme », introduit à partir du règne de Radama Ier, n'a aucune prise sur les usages et les coutumes. L'esclavage est une véritable institution dans la Grande ile, le marché aux esclaves d'Anjoma à Antaninarenina et son annexe à Analakely sont très achalandés.
C'est en vain que les missionnaires prêchent en chaire, exhortent, menacent. « La population fait la sourde oreille quand elle ne se livre pas à des manifestations tumultueuses » (Revue de Madagascar, spécial Tananarive, 1952). Du genre de celle qui retentit dans le temple d'Ampamarinana, lors d'un prêche anti-esclavagiste du Rev. Standing, en 1892.
Pourtant, les codes publiés par le gouvernement royal condamnent formellement la traite et, implicitement, l'esclavag...
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