Avant une trêve, les responsables israéliens débattaient pour savoir si une pause aiderait le Hamas

New York Times - 22/11
Pendant des semaines, les hauts dirigeants israéliens étaient divisés sur la question de savoir si un cessez-le-feu temporaire pourrait aider le Hamas à se regrouper et mettre en danger les otages restants.

La décision israélienne mercredi de suspendre l'invasion de Gaza pour permettre au Hamas de libérer certains otages, une décision désormais fortement soutenue par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, a été le point culminant d'un différend de plusieurs semaines entre les dirigeants civils et militaires israéliens sur la question de savoir si un tel accord renforcerait Hamas et mettre en danger les otages restants.

Un groupe de dirigeants dirigé par Yoav Gallant, le ministre israélien de la Défense, a cherché à retarder le cessez-le-feu et la libération de 50 otages en échange de 150 prisonniers palestiniens détenus par Israël, de peur que cela ne ralentisse l'élan de l'invasion israélienne, selon le Hamas. pour se regrouper et détourner l'attention internationale des 190 personnes restantes en captivité à Gaza.

Un autre groupe, parmi lequel se trouvait David Barnea, le chef du Mossad, l'agence de renseignement étrangère israélienne, qui a dirigé les négociations pour Israël, a fait valoir que l'accord valait mieux que rien et que l'invasion pourrait se poursuivre après le bref cessez-le-feu, selon quatre hauts responsables. des responsables de la sécurité qui ont parlé de manière anonyme parce qu'ils n'étaient pas autorisés à parler aux médias.

Le premier groupe a d’abord pris le dessus, persuadant M. Netanyahu de retarder un vote ministériel initialement prévu le 14 novembre, selon trois des responsables. Ils espéraient qu’une pression militaire accrue donnerait à Israël plus d’influence à la table des négociations, permettant ainsi la libération d’un plus grand nombre d’otages.

Mais le deuxième groupe a fini par l’emporter, ce qui a conduit M. Netanyahu à organiser le vote tôt mercredi, ouvrant la voie à une trêve de quatre jours et à un échange de prisonniers qui pourraient commencer dès jeudi. Un haut responsable de la défense du premier groupe a déclaré que ses membres avaient changé d’avis parce que les conditions qu’Israël avait pu obtenir dans ...
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