Comment le film Mars Express secoue la science-fiction française

Première - 22/11
Une petite bombe entre la Terre et la planète rouge, dont le réalisateur Jérémie Périn et le coscénariste Laurent Sarfati nous livrent les secrets de fabrication.

Enquête peuplée d’androïdes et de tueurs cyber-augmentés, Mars Express remet la SF « dure » au goût du jour. Une petite bombe entre la Terre et la planète rouge, dont le réalisateur Jérémie Périn et le coscénariste Laurent Sarfati nous livrent les secrets de fabrication.

Entre 2016 et 2022, Jérémie Périn et Laurent Sarfati frappaient un grand coup avec la série Lastman. Trente-deux épisodes qui laissaient entrevoir une petite révolution au sein de l’animation pour adultes française, à la fois violente, sombre, crue et souvent drôle. Une sorte de japanimation made in France, dont on retrouve l’esprit et la patte graphique dans Mars Express. L’histoire se déroule en l’an 2200 : la planète rouge a été colonisée par l’humanité et on y suit l’enquête d’une détective privée alcoolique et de son partenaire androïde entre la Terre et Mars, à la recherche d’une étudiante en cybernétique disparue.

Le film, présenté à la fois aux festivals de Cannes et d’Annecy (un bon indice sur sa nature mutante), s’inscrit dans le genre déserté de la hard SF, une science-fiction aussi vraisemblable que possible. « Les films de genre français mis en avant le sont encore sous un angle très auteurisant, avec une petite honte de leur vraie nature », juge le réalisateur Jérémy Périn. Rien de ça dans Mars Express, porté par une envie « d’espace », « de bastons », « d’effets de mise en scène un peu risqués » et « d’enfoncer d’autres portes après Lastman ». Périn et son coscénariste Laurent Sarfati racontent à Première comment ils ont ranimé tout un pan de la SF jusqu’ici endormi.

Gebekah Films

En prenant la science comme fil d'Ariane

Mars Express impose un univers scientifiquement plausible, même quand il s’agit de coloniser la planète rouge.Jérémie Périn : Dès le scénario s’est posée la question de la vraisemblance du film. Le but était de faire de la SF qui n’ait pas l’air « magique ». C’est ce qui nous manquait en tant que spectateurs. Il était très important d’établir strictement les règles du jeu, le fonctionnement de cet univers : socialemen...
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