Pas dans l’air du temps, les concours de beauté ? Cette année plus que les autres, Miss Univers cherche à prouver le contraire. La 72e édition, dont la finale se tient ce samedi 18 novembre au Salvador, connaît son lot de configurations inédites. Pour la première fois, deux Miss transgenres, la Portugaise Marina Machete et la Néerlandaise Rikkie Kollé, sont en lice pour le titre. Du jamais-vu depuis la participation de l’Espagnole Angela Ponce en 2019. Deux autres participantes ont marqué les esprits lors du show préliminaire mercredi 15 novembre, première des trois soirées télévisées qui comptent pour la compétition.
Je veux apprendre aux gens à s’aimer et briser les murs des standards de beautéJane Dipika Garrett, Miss Univers Népal
Jane Dipika Garrett "n’aurait jamais imaginé être là aujourd’hui". Désignée six semaines seulement avant le concours, la Népalaise a connu la préparation la plus courte de sa promotion. Mais ce n’est pas ce qui la distingue de ses 84 concurrentes fines et élancées aux mensurations de mannequin. Première candidate ronde de l’histoire de Miss Univers, l’infirmière de 23 ans est venue "montrer qu’il n’y a pas qu’un seul type de beauté". "Je veux apprendre aux gens à s’aimer et briser les murs des standards de beauté", explique-t-elle à l’influenceur spécialiste des Miss Luis Portelles. "Tout le monde est beau, tout le monde mérite l’amour (…). Ce n’est pas parce qu’on est différentes qu’on n’est pas belles et pas méritantes. La taille zéro (un 34 en France, ndlr) n’est pas un standard de beauté. 80% des femmes ne ressemblent pas à ça, il est temps d’arrêter", insiste-t-elle.
Dès le début du show préliminaire, Jane Dipika Garrett a été l’une des candidates les plus encouragées. Le public a redoublé de ferveur au moment du défilé en maillot de bain puis du passage en robe de soirée. Si elle est élue Miss Univers, la jeune femme souhaite profiter de sa position pour continuer à défendre la santé hormonale, la santé mentale et le mouvement body positive. Elle-même atteinte du syndrome des ovaires polykystiques à l’origine de sa prise de poids, elle ambitionne de travailler à créer le meilleur plan de santé pour aider ceux souffrant, comme elle, de maladies hormonales.
Les gens attendent depuis plus de 71 ans qu'une femme pakistanaise soit représentée à Miss Univers. Ce moment est arrivé.Erica Robin, Miss Univers Pakistan
Erica Robin lui a succédé quelques minutes plus tard sur scène. Avant elle, le Pakistan n’avait jamais pris part à Miss Univers. "Après presque 40 heures de voyage, c’est assurément le cheminement le plus long que j’aie fait, au sens propre et au sens figuré", écrivait-elle sur Instagram en posant ses valises au Salvador. "Les gens attendent depuis plus de 71 ans qu'une femme pakistanaise soit représentée à Miss Univers. Ce moment est arrivé. Aujourd'hui. Nous avons peut-être traversé un océan effrayant, nous avons bravé la tempête, nous avons brisé de nombreux stéréotypes, mais plus le feu est vif, plus l'or est pur", ajoutait la mannequin de 24 ans originaire de Karachi, qui veut lutter contre les préjugés sexistes.
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