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Le Hamas doit partir
Hillary Rodham Clinton - The Atlantic -
14/11
Le groupe terroriste a prouvé à maintes reprises qu’il saboterait tout effort visant à forger une paix durable.
Un matin de novembre 2012, j’ai frappé à la porte de la suite du président Obama à l’hôtel Raffles à Phnom Penh, au Cambodge, si tôt qu’il était à peine sorti du lit. J'avais une question urgente qui ne pouvait pas attendre que le président ait fini son café du matin : devrions-nous essayer de négocier un cessez-le-feu à Gaza ? À l’époque comme aujourd’hui, le groupe terroriste islamiste extrémiste Hamas avait déclenché une crise en attaquant sans discernement des civils israéliens. Israël a répondu par des frappes aériennes et une invasion terrestre de Gaza semble imminente.
Le président et moi avons débattu pour savoir si je devais quitter l’Asie, m’envoler pour le Moyen-Orient et tenter de négocier un arrêt des combats avant que la situation ne dégénère davantage. La raison de ce départ était claire : mettre fin à la violence permettrait de sauver des vies et d’éviter que le conflit ne dégénère en une guerre régionale plus vaste.
Les raisons de ne pas y aller étaient plus nuancées mais aussi convaincantes. Le président Obama et moi-même avons hésité à laisser entendre qu’Israël n’avait ni le droit ni la responsabilité de se défendre contre les terroristes. Si le Hamas ne subissait pas les conséquences de ses attaques, il serait encouragé à en mener davantage. Nous savions également que le Hamas avait l’habitude de rompre des accords et qu’on ne pouvait pas lui faire confiance. D’ailleurs, aucune des deux parties ne semblait prête à reculer. La diplomatie est une question de levier et de timing. Si j’essayais et échouais de négocier un cessez-le-feu, cela réduirait la crédibilité de l’Amérique dans la région et diminuerait la probabilité que nous puissions nous réengager avec succès plus tard.
Ned Lazarus : Je ne vois pas de meilleure issue
En fin de compte, nous avons décidé que les risques en valaient la peine. Je me suis rendu dans la région et j’ai entamé une intense navette diplomatique entre Israël, l’Égypte et l’Autorité palestinienne en Cisjordanie. Tard dans la nuit au Caire, j’ai parcouru ligne par ligne une proposition que j’avais él... [Courte citation de 8% de l'article original]
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