Être une fille aînée signifie souvent avoir le sentiment de ne pas en faire assez, de lutter pour garder un semblant de contrôle, comme si toute la famille comptait sur votre diligence.
C’est du moins ce qu’un certain nombre de sœurs aînées ont déclaré en ligne. Sur les réseaux sociaux, ils ont décrit le stress de se sentir responsables du bonheur de leur famille, la pression de réussir et l’impression qu’on ne s’occupe pas d’eux comme ils prennent soin des autres. Certains sont encore adolescents ; d’autres ont grandi et ont quitté la maison mais se sentent toujours trop impliqués et débordés. Comme le dit un tweet viral : « es-tu heureux ou es-tu le frère aîné et aussi une fille » ? Les gens ont même inventé un terme pour cela : « syndrome de la fille aînée ».
Ce « syndrome » témoigne d’un véritable phénomène social, m’a dit Yang Hu, professeur de sociologie mondiale à l’Université de Lancaster, en Angleterre. Dans de nombreuses cultures, les frères et sœurs aînés ainsi que les filles de tous âges ont tendance à faire face à des attentes élevées de la part des membres de la famille. Les personnes qui jouent les deux rôles sont donc particulièrement susceptibles d'assumer une grande part des responsabilités ménagères...
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