C’est une vieille ritournelle depuis de nombreuses années. Et qui refait surface ces jours-ci, alors que de nombreux utilisateurs de Facebook partagent le message suivant sur leur fil d'actualités : "Je n’autorise pas Facebook ni aucune entité associée à Facebook à utiliser mes photos, informations, messages ou publications, passés et futurs. J’avise Facebook qu’il est strictement interdit de divulguer, copier, distribuer ou prendre toute autre mesure contre moi sur la base de ce profil et/ou de son contenu. La violation de la vie privée peut être punie par la loi".
En publiant cette déclaration, les utilisateurs espèrent protéger leur vie privée et leurs données personnelles, alors que Mark Zuckerberg propose depuis la semaine dernière une formule payante offrant un accès sans publicité aux applications Facebook et Instagram. Sauf qu'en réalité, le fait de publier ce message n’a aucune valeur juridique et ne protège donc aucunement vos données personnelles. Et pour cause : lors de votre inscription, en acceptant les conditions générales d'utilisation (CGU), vous avez consenti à donner au groupe Meta le droit d'utiliser vos contenus et de les partager avec ses partenaires.
"Vous nous accordez une licence (…) pour héberger, utiliser, distribuer, modifier, exécuter, copier, représenter publiquement ou afficher publiquement, traduire et créer des œuvres dérivées de votre contenu (conformément à vos paramètres de confidentialité et d’application)", écrit l'entreprise américaine sur la page dédiée à sa politique d'utilisation des données. "Cela signifie, par exemple, que si vous partagez une photo sur Facebook, vous nous autorisez à la conserver, à la copier et à la partager avec d’autres (...). La licence prend fin lorsque votre contenu est supprimé de nos systèmes", est-il encore précisé.
Le message refait son apparition dès que le site de Mark Zuckerberg modifie les conditions d'utilisations. "Chaque année il revient ! Et chaque année, nous rappelons que ce type de message n’a aucune valeur juridique et ne garantit en rien la protection de vos données, de vos créations, de vos photos publiées sur Facebook. Il ne sert donc à rien de le partager sur votre mur", écrivait, en 2017, la Cnil sur sa page Facebook. À cette occasion, le gendarme français de la vie privée rappelait aux utilisateurs quelques règles à adopter afin de protéger leurs données personnelles sur Facebook comme sur n'importe quelle autre plateforme.
À commencer par lire attentivement les conditions générales d’utilisation du réseau social avant de l'utiliser. Et aussi vérifier régulièrement les paramètres de confidentialité, ces dernières étant amenées à évoluer. En outre, la Cnil recommandait aux utilisateurs d'éviter de publier des informations trop personnelles sur leur fil d'actualités. Pour exercer votre droit d’accès et de rectification à vos données personnelles, vous pouvez faire une demande en ligne auprès de Facebook ou bien contacter le délégué à la protection des données de la plateforme Meta.
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Le groupe Meta a annoncé fin octobre le lancement d'abonnements payants pour des versions sans publicité. Les utilisateurs "auront le choix de continuer à utiliser gratuitement" Instagram et Facebook en consentant à livrer leurs données personnelles, "ou de s'abonner pour ne plus voir de publicités", a annoncé le groupe américain. Concrètement, chaque abonné devra débourser 9,99 euros par mois s'il règle via ordinateur ou 12,99 euros s'il passe par les applications sur smartphones. Un nouveau pas vers un Internet payant.
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