Drouant, le Café de Flore, les Deux magots, la Coupole, le Café Wepler, la Closerie des lilas… Ces cafés, brasseries et autres restaurants gastronomiques ont en commun d’accueillir la remise d’un prix littéraire. Ce sont aussi des adresses mythiques, connues du monde entier pour les auteurs qui les ont fréquentées. Aujourd’hui, les écrivains sont toujours là, mais le café où l’on s’asseyait autrefois pour lire un livre ou le journal, devant une pâtisserie à l’occasion, s’est souvent transformé en restaurant où l’on peut déjeuner ou dîner, plus ou moins bien.
« C’est plutôt mieux qu’autrefois », lance sans jambage Gilles Pudlowski, critique gastronomique à la tête d’un blog, Les pieds dans le plat et de plusieurs guides de bonnes adresses. Pour lui, les relations entre la littérature et la gastronomie « ne sont pas nouvelles », l’écrivain a toujours aimé sortir de sa tanière pour bien manger, une fois de temps en temps, dans un moment de convivialité.
Gilles Pudlowski lui-même préside le Prix du premier roman depuis sa création en 1977, remis la semaine dernière à la Coupole. « Voilà une adresse qui a changé, en bien. J’ai indiqué sur Instagram que notre jury est l’un des mieux nourris de Paris ! » La raison, selon lui : l...
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