Les cafés littéraires sont-ils toujours à la page ?

Stéphane Leblanc - 20minutes - 13/11
Si on y mange plutôt bien, ces hauts lieux littéraires soignent leur réputation en essayant de ne pas bouleverser leurs habitudes
Julie Depardieu et Francis Huster attablés lors des 90 ans du Prix des Deux Magots le 25 septembre 2023 à Paris — JP PARIENTE/SIPA
  • Drouant, le Café de Flore ou encore les Deux magots sont connus pour accueillir des remises de prix littéraires.
  • Les prix littéraires participent à la réputation de ces établissements où l’on mange de mieux en mieux, tout en restant relativement conservateur
  • Le critique Gilles Pudlowski nous livre son analyse, non pas littéraire mais gastronomique sur ces tables mythiques

Drouant, le Café de Flore, les Deux magots, la Coupole, le Café Wepler, la Closerie des lilas… Ces cafés, brasseries et autres restaurants gastronomiques ont en commun d’accueillir la remise d’un prix littéraire. Ce sont aussi des adresses mythiques, connues du monde entier pour les auteurs qui les ont fréquentées. Aujourd’hui, les écrivains sont toujours là, mais le café où l’on s’asseyait autrefois pour lire un livre ou le journal, devant une pâtisserie à l’occasion, s’est souvent transformé en restaurant où l’on peut déjeuner ou dîner, plus ou moins bien.

« C’est plutôt mieux qu’autrefois », lance sans jambage Gilles Pudlowski, critique gastronomique à la tête d’un blog, Les pieds dans le plat et de plusieurs guides de bonnes adresses. Pour lui, les relations entre la littérature et la gastronomie « ne sont pas nouvelles », l’écrivain a toujours aimé sortir de sa tanière pour bien manger, une fois de temps en temps, dans un moment de convivialité.

Gilles Pudlowski lui-même préside le Prix du premier roman depuis sa création en 1977, remis la semaine dernière à la Coupole. « Voilà une adresse qui a changé, en bien. J’ai indiqué sur Instagram que notre jury est l’un des mieux nourris de Paris ! » La raison, selon lui : l...
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