Cèdre, pin, sapin, cyprès, thuya... Les conifères sont considérés à tort comme tous persistants. Il existe pourtant des espèces qui, comme les feuillus, perdent toutes leurs aiguilles en automne. Quels sont les conifères caducs et d'où leur vient cette particularité ?
Vous aimez nos Questions/Réponses ?Inscrivez-vous à la lettre d'information Le weekend pour recevoir nos meilleures publications les samedis et dimanches.Contrairement à la plupart des arbres de leur famille, certains conifères perdent leurs aiguilles en automne. Comme les feuillus, leur aspect change au cours des saisons et ils se parent de couleurs chatoyantes en octobre. En réalité, même les conifères dits persistants renouvellent leurs aiguilles de façon pluriannuelle. Le pin par exemple perd ses aiguilles tous les cinq ans environ, mais pas de façon simultanée, ce qui fait qu'on ne s'en aperçoit pas.
Voir aussiAutomne : pourquoi les feuilles tombent-elles des arbres ?Le ginkgo biloba est parfois cité comme conifère caduc, mais il n'appartient pas à proprement parler de la famille des Pinacées : c'est le seul représentant de la famille des Ginkgoaceae.
Il existe deux théories (non opposées) pour expliquer l'exception des conifères caducs. Les feuillus étant plus ou moins des descendants des conifères (ces derniers sont apparus sur Terre il y a 300 millions d'années, bien avant les feuillus), il n'est guère étonnant que certains conifères aient « poursuivi » leur évolution en devenant annuels, mais sans aller jusqu'à acquérir des feuilles. Ils seraient pour ainsi dire « restés au milieu du gué ».
L'autre explication est climatique : les conifères caducs ont besoin d'un sol frais ou humide. Or, le fait de garder ses aiguilles implique une évapotranspiration et donc une perte d'eau supplémentaire. En principe, les conifères ont des aiguilles qui résistent à la dessiccation, car leurs stomates sont situés sur la face intérieure, ce qui les met à l'abri du vent et du soleil. Par ailleurs, les aiguilles sont plus robustes que les feuilles, car elles sont recouvertes d'une épaisse couche de vernis qui offre une protection supplémentaire contre le froid. Mais les épines du mélèze ou du cyprès chauve sont plus fines et aplaties, et résistent moins bien au froid et au poids de la neige. En conséquence, le fait de perdre ses aiguilles devient un avantage adaptatif.
Le chêne d’Henri IV dans le Tar-et-Garonne Dans les traditions populaires, on retrouve souvent nos vieux arbres comme compagnons provisoires d’un héros de l’histoire de France. Saint Louis rendait la justice sous un chêne, Jeanne d’Arc priait près d’un tilleul et Napoléon observait les champs de bataille depuis des points de vue ornés d’un grand arbre servant de repère. Près de la commune de Merles, dans le Tarn-et-Garonne, une fontaine abreuva en 1579 le bon roi Henri IV, de passage sur ces terres. Le gros chêne, qui domine le site, accueillit-il le Vert-Galant pour un repos réparateur, on peut l’imaginer. Toujours est-il que le chêne est depuis longtemps appelé au pays le chêne d’Henri IV.Cet arbre est un chêne pédonculé, appartenant à la famille des Fagacées, présent dans tout l’hémisphère nord mais préférant les altitudes inférieures à 1.300 mètres. Ce Quercus robur, chêne robuste, peut dépasser les 40 mètres de hauteur et son envergure est tout aussi impressionnante. Il vit gaillardement jusqu’à 500 ans et peut atteindre le millénaire. Le b...
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