VIDÉO - Agriculture : moins de fraises et de tomates dans nos assiettes à cause des tempêtes ?

LCI - 06/11
[VIDÉO] - Les tempêtes à répétition de ces derniers jours ont aussi des conséquences sur ce que nous mangeons. Va-t-on par exemple manquer de fraises et de tomates l'an prochain ? Ces cultures ont été très touchées dans le Finistère.

Les tempêtes à répétition de ces derniers jours ont aussi des conséquences sur ce que nous mangeons.
Va-t-on par exemple manquer de fraises et de tomates l'an prochain ?
Ces cultures ont été très touchées dans le Finistère.

Serres arrachées, courant coupé, arbres tombés… Depuis le passage de la tempête Ciarán la semaine dernière, les témoignages dépités se multiplient. "Plusieurs centaines d’agriculteurs sont touchés dans l’ouest de la France", a évalué, dimanche 5 novembre, le ministère de l’Agriculture auprès de l’AFP, avec "des dommages par endroit importants dans le secteur du maraîchage et de l'horticulture sur les serres, les cultures de certains légumes de plein champ comme les choux-fleurs ou les poireaux". Les dégâts sont considérables, par exemple, chez Alexandre Le Guern, producteur de fraises de Plougastel Daoulas (Finistère), rencontré par TF1 dans le reportage en tête de cet article. "On a entre 800 et 1.000 carreaux brisés. J'ai arrêté de compter à 800, sans même parler des parois. On est très, très impactés", déplore-t-il au milieu des bris de verre. 

L'heure est maintenant au nettoyage et à la réparation. Une course contre-la-montre qui démarre, les plantations débutant dans un mois. "Si on n'a pas nos carreaux en temps et en heure, les plantations seront décalées. Donc on va se retrousser les manches, en comptant sur l'entraide avec les autres producteurs, avec tout le monde. On fera tout pour qu'il y ait des fraises sur les étals l'année prochaine", souffle Alexandre.

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Les serres de fraises et de tomates ont été durement touchées par la tempête. Trois quarts des structures du producteur ont été endommagées. Et chez Sandrine Gawron Nahuet, maraîchère bio de Lesvenen (Finistère), tout est détruit. Plus de serres pour produire des tomates, qui représentent un tiers de sa production. Aujourd'hui, elle ne sait même pas quand est-ce qu'elle pourra remettre sur pied son exploitation : "Si, au mois de mars, dernier délai, je n'ai pas mes tunnels, c'est toute ma production de tomates, aubergines, concombres, tous les produits d'été, les melons, les pastèques... On n'aura rien !"

La Bretagne est la première région productrice de tomates dans l'Hexagone. Si les réparations des serres prennent du retard, il pourrait y avoir moins de légumes sur les étals. En conséquence de quoi, les prix risquent d'augmenter. "S'il y en a moins, on consommera moins. Et on attendra la saison suivante, pour rester sur un mode de production et un mode de consommation locales, tant qu'on peut", promet, pour sa part, une Bretonne faisant ses courses sur un marché. De leur côté, les producteurs attendent désormais l'aide financière du fonds de "calamité agricole". Une aide promise par le président de la République.

Hamza HIZZIR | Reportage TF1 Médéric Pirckher, Aurélie Janssens

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