C’est un comble pour un ministre de la Justice. A partir de ce lundi et pour dix jours, Eric Dupond-Moretti comparaît devant la Cour de justice de la République pour « prises illégales d’intérêt ». La situation est inédite : c’est la première fois qu’un ministre en exercice – qui plus est un garde des Sceaux – est jugé devant cette instance. Il est soupçonné de s’être servi de ses fonctions pour régler ses comptes avec des magistrats avec lesquels il avait eu des différends lorsqu’il était encore avocat. Tous ses recours pour faire annuler la procédure étant restés vains, il reste désormais à l’ancien ténor – qui risque jusqu’à cinq ans de prison et 500.000 euros d’amende – sa meilleure arme : son bagout devant une cour.
En réalité, « l’affair...
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