VIDÉO - Tempête Ciarán : pourquoi le courant met-il autant de temps à être rétabli ?

LCI - 03/11
[VIDÉO] - Ce vendredi soir, 325.000 foyers étaient toujours privés d'électricité. 48 heures après le passage de la tempête Ciarán, Enedis travaille encore à rétablir le courant dans de nombreuses communes. Pourquoi ces réparations prennent-elles autant de temps ? Explications.

Ce vendredi soir, 325.000 foyers étaient toujours privés d'électricité.
48 heures après le passage de la tempête Ciarán, Enedis travaille encore à rétablir le courant dans de nombreuses communes.
Pourquoi ces réparations prennent-elles autant de temps ? Explications.

Un poteau électrique brisé en deux ou des câbles arrachés à cause de chute d’arbres : ce sont des scènes classiques observées ces derniers jours par les techniciens d’Enedis. Pour eux, les réparations après le passage de la tempête Ciarán sont titanesques, comme à Bricqueville, dans le Calvados, où s'est rendue une équipe de TF1. "Un arbre s’est abattu sur cette ligne à moyenne tension de 20.000 volts, qui alimentait plusieurs hameaux et 970 personnes", explique un des techniciens travaillant sur le chantier. 

Au total, l'opération a mobilisé les équipes du gestionnaire de réseau électrique durant cinq heures, le temps de remplacer les câbles endommagés et de rétablir le courant. En Normandie, ces interventions s’enchaînent depuis plus de 48 heures. "Dans la région, on a 250 chantiers d’ampleur, comptabilise Julien Illes, délégué territorial d’Enedis en Normandie. On a plus de 1000 techniciens qui y travaillent à l’heure actuelle." Dans la commune, les habitants ont retrouvé le courant dès ce soir. 

Trois fois plus d'opérations que lors de la tempête de 1999

Mais ce n’est pas toujours aussi rapide. D'ailleurs, au total, ce vendredi soir, 325.000 foyers étaient toujours privés d'électricité. Parfois, l’accès à certains chantiers est complexe pour les techniciens. Exemple : ce pylône endommagé au beau milieu d’un champ, comme le montrent nos envoyés spéciaux dans le reportage à retrouver en tête de cet article. Des opérations difficiles, et surtout trois fois plus nombreuses que lors de la tempête de 1999. La raison ? Cette fois-ci, avec la tempête Ciarán, beaucoup plus d’arbres sont tombés, notamment à cause du sol gorgé d’eau.

Résultat : des installations électriques rendues sensibles face aux intempéries. Partout en France, de très nombreux coffrets électriques ont été détruits. À Milizac, dans le Finistère, ce sont des transformateurs qui ont été touchés. Il n’y a pas d’autre choix que de les remplacer. "On a descendu l’ancien transformateur et on en a remonté un nouveau, à l’aide d’un cabestan et d’une nacelle", explique l’un des ouvriers présents sur ce chantier.

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Ce type d’interventions demande beaucoup de temps. Deux jours après le passage de la tempête, une question se pose tout de même face à l'ampleur des dégâts : le réseau électrique en Bretagne était-il vulnérable ? Pas plus qu’ailleurs en France. En effet, dans la région, 55% des câbles sont à l’air libre, quand le reste est enfoui sous terre et donc, beaucoup plus résistant aux tempêtes. Enedis assure que de nombreux retrouveront l’électricité ce week-end. Mais pour certains, il faudra encore attendre le début de semaine prochaine.

T.A. | Reportage : Pierre CORRIEU, Victor TOPENOT et Antoine SANTOS

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