Dans un cimetière en périphérie du village néerlandais de Holten, dans l'est des Pays-Bas, je découvre l'histoire de Leena van Dam, la veuve d'origine finnoise d'un Néerlandais. Un jour d'hiver, lisant un nom finlandais sur une pierre tombale, elle demande aux autorités si elle peut déposer une chandelle sur la tombe, comme le veut la tradition en Finlande. Après quelques atermoiements, la commission du Commonwealth pour les tombes de guerre, dont les bureaux sont dans la nation du Royaume-Uni, finit par céder en invitant la veuve à en déposer à ses frais sur toutes les tombes du cimetière.
En femme raisonnable et pratique, comme le sont les Hollandais, Leena y consent. En 1991, elle inaugure donc une tradition que le pays a désormais adoptée: le 24 décembre, les écoliers âgés de 8 à 12 ans allument une chandelle sur la tombe qu'on a indiquée à chacun d'eux. Dans certains établissements, l'élève effectue une recherche sur son soldat et en expose les résultats. J'ai vu des photos de ces cimetières le soir où les chandelles sont allumées. C'est magnifique.
J'étais à Holten en 2019, en avance sur les célébrations du 75e anniversaire de la libération des Pays-Bas. Sur une pierre tombale, le nom de Francis Welburn a retenu mon attention. Fils de Wini...
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