Le chef-d'œuvre de Tinder de Taylor Swift

Spencer Kornhaber - The Atlantic - 31/10
Son album 1989 décrit avec charme une expérience partagée de rencontres en tant que marché.

Le 1989 de Taylor Swift me rappelle 2014, l’année de sa sortie, autant dire qu’il me rappelle Tinder. C’est à ce moment-là que l’application de rencontres, fondée deux ans plus tôt, est devenue ultra-populaire : elle enregistrait 1 milliard de « swipes » par jour alors que des célibataires maculaient leurs pouces sur des photos d’étrangers, jugeant et étant jugés. Tinder a transformé le frisson classique et nerveux de l’expérience de rencontre en un jeu auquel des millions de personnes peuvent jouer en même temps. Puis, avec un timing étrange, Swift a sorti un album consacré à la romance amusante et feuilletée, aidant les auditeurs à rebondir vers leur prochain rejet potentiel.

Le succès durable du cinquième album de Swift, désormais disponible sous la forme d’une version réenregistrée de Taylor, fait facilement oublier à quel point il correspond parfaitement à un moment culturel particulier. Commercialisé comme son passage complet de la country à la « pop officielle », il incorporait les sons synthétiques de son année de naissance titulaire et les astuces mélodiques éprouvées des producteurs Max Martin et Shellback. Avec 12,3 millions d'unités vendues et trois succès Hot 100 n°1 (« Shake It Off », « Blank Space » et « Bad Blood »), il reste sa sortie la plus populaire, et sa version réenregistrée vient de donner à Swift la plus grande journée de streaming...
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