La compréhension de la formation des galaxies et des amas de galaxies ainsi que les grandes structures qui les rassemblent nécessite des simulations numériques de plus en plus savantes et nourries des informations que produisent en masse des campagnes d'observations avec des télescopes au sol ou dans l'espace. La dernière en date, la plus précise et utilisant même l'intelligence artificielle, s'appelle Flamingo. L'une de ses conséquences est la confirmation d'un problème découvert avec les prédictions de la cosmologie standard et qui concerne non plus seulement la constante de Hubble mais aussi le taux de formation récent des amas de galaxies. Faudra-t-il introduire de la nouvelle physique ?
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Il y a un peu plus d’un siècle, en 1917, Albert Einstein proposait le premier modèle cosmologique basé sur la théorie de la relativité générale et c’est au cours des années 1920 à 1930 que Georges Lemaître va en repousser les limites, anticipant bien des choses qui font partie aujourd’hui des travaux qui concernent le modèle cosmologique standard avec de la matière et de l’énergie noire, allant même jusqu’à pressentir des idées que Hawking et John Wheeler, pour ne citer qu’eux, vont explorer en cosmologie quantique.
Aujourd’hui, avec des programmes d’observations rendus possibles par des instruments comme le satellite Planck et plus récemment Euclid, nous disposons d’un énorme flot d’observations grandissant et concernant les galaxies, les amas de galaxies et les grandes structures qui les rassemblent. Pour en tirer des informations sur la physique derrière ces structures, et sur leurs naissances elles-mêmes, il faut conduire de puissantes simulations en utilisant des superordinateurs et, tout dernièrement, les outils de l’intelligence artificielle...
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