Les projets de réduction des émissions de la plus grande aciérie britannique suscitent un malaise

New York Times - 30/10
Tata Steel souhaite fermer les hauts fourneaux polluants de Port Talbot, au Pays de Galles, mais les employés craignent que leur emploi ne disparaisse également.

Deux tours imposantes de près de 300 pieds de haut s'élèvent du complexe sidérurgique qui domine le littoral de la ville industrielle décolorée de Port Talbot, au Pays de Galles.

Ces deux hauts fourneaux sont les pièces maîtresses de la plus grande usine sidérurgique de Grande-Bretagne, un complexe de quatre miles carrés d’usines caverneuses et de convoyeurs métalliques rouillés dans la baie de Swansea qui produisent de l’acier finalement utilisé dans les voitures, les boîtes de conserve de fèves au lard et les stades sportifs.

Mais ces structures massives pourraient disparaître dans quelques années, voire quelques mois, si les propriétaires de l’usine, Tata Steel, et le gouvernement britannique obtiennent ce qu’ils veulent. Leur plan pourrait faire de cette installation de Port Talbot l’un des efforts les plus ambitieux d’Europe visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’industrie lourde.

Tata, dont le siège est en Inde, souhaite remplacer les hauts fourneaux et d’autres parties de l’usine datant des années 1950 par l’un des plus grands fours à arc électrique au monde. Ces appareils utilisent une technologie complètement différente : un courant à haute tension pour fondre la ferraille provenant de déchets d'usine, de voitures abandonnées et de bâtiments démolis en acier brut qui pourrait ensuite être traité par d'autres usines Tata disséminées dans toute la Grande-Bretagne.

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À l'extérieur d'un haut fourneau à Port Talbot. Ces unités datent des années 1950 mais ont été périodiquement modernisées.
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Le fer liquide est transformé en acier dans ce bâtiment. Tata souhaite remplacer certaines unités par une fournaise électrique.

Le plan permettrait de réduire de 80 % les émissions de dioxyde de carbone rejetées dans l'atmosphère ici, selon Tata, un objectif essentiel alors que la Grande-Bretagne vise à atteindre zéro émission nette de carbone d'ici 2050. Le gouvernement a accepté de contribuer 500 millions de livres, soit environ 600 millions de dollars, pour payer la proposition de 1,25 milliard de livres sterling.

Mais il semble clair que le plan entraînera également une diminution du nombre d'emplois, et bon nombre des 4 000 employés de Port Talb...
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