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Navires-centrales : quand le Liban tentait, malgré tout, de tripler la mise (II/II)
LOrientLeJour -
16/07
Plus de 1,5 milliard de dollars : c’est ce que l’achat d’électricité via des navires-centrales a coûté au Liban depuis la conclusion, en 2013, du contrat avec Karpowership, une filiale de...
Plus de 1,5 milliard de dollars : c’est ce que l’achat d’électricité via des navires-centrales a coûté au Liban depuis la conclusion, en 2013, du contrat avec Karpowership, une filiale de l’opérateur turc Karadeniz. Ce sans compter le fuel fourni par l’État libanais. Avec une telle enveloppe, le Liban aurait pu se doter de presque trois centrales terrestres. S’il a coûté cher à l’État, le projet s’est en revanche avéré très juteux pour la compagnie turque. Un rapide calcul permet d’estimer qu’en huit ans, Karpowership a généré un profit avant amortissement de 750 millions de dollars. À ce prix, il aurait été moins cher pour le pays d’acheter les barges que de les louer. En lieu et place, le Liban a privilégié une solution censée être transitoire, prolongeant à deux reprises son contrat avec Karpowership, en 2016 et 2018. Pourquoi s’être obstiné pour l’option des navires-centrales, alors que le pays aurait pu investir, quand il en avait encore les moyens, dans des solutions pérennes et moins coûteuses ? L’enquête judiciaire contre certains dirigeants de la société turque ouverte par le juge d’instruction de Beyrouth en mars dernier pour faits de « corruption » et « blanchiment d’argent » pourrait apporter certaines réponses. Au-delà de la question de commissions supposées, les documents auxquels « L’Orient-Le Jour » a eu accès concernant les conditions de l’octroi du marché à Karpowership soulèvent aussi de sérieuses questions, entre contrat mal négocié et appel d’offres douteux. Dans cette seconde partie de notre enquête, focus sur 2017, quand le gouvernement a tenté de tripler la mise en faisant venir des barges supplémentaires.
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L’électricité 24h/24 en 2014. C’était la promesse faite aux Libanais par le plan de Gebran Bassil de 2010. En 2017, il n’y a plus vraiment personne pour y croire. Et pour cause : la plupart des projets prévus dans le plan Bassil n’ont pas été réalisés. Seules nouveautés en l’espace de sept ans : l’acheminement de deux navires-centrales en 2013, qui fournissent alors 370 MW, soit environ 25 % de la production nationale, et la mise en service des générateurs Diesel « reciprocating engines » à Zouk et Jiyé, d’une capacité t... [Courte citation de 8% de l'article original]
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