Il y a eu un éboulement quelque part dans la vallée de la Maurienne, au cœur des Alpes françaises. Au moment où je dois partir pour un voyage ferroviaire européen minutieusement planifié au début de l’automne, de Londres à Athènes, près d’une semaine s’est écoulée depuis l’incident. Mon itinéraire prévu à travers la France, l'Italie puis la Grèce par voie maritime reposait sur une connexion de Lyon à Milan passant directement par cette région. Aujourd’hui, le tracé est hors d’usage et il faudra peut-être des mois avant que les voies ferrées ne soient dégagées des décombres. Au début, je suis en colère. En route vers le terminal Eurostar de St Pancras à Londres à 6h30, je m'encourage cependant à penser différemment.
Ma décision d’opter pour un pèlerinage sans voler à la recherche du soleil de fin septembre n’était pas seulement motivée par l’environnement. J’avais aussi choisi de prendre le chemin le plus lent dans l’espoir d’apprendre à apprécier le voyage ; le considérant non pas comme un inconvénient mais comme une partie de l'aventure. Les détournements ne doivent pas être un frein, me dis-je, mais une opportunité. Dans ce cas, pour visiter la Suisse.
À la limite de la perfection : le quartier de la Petite France à Strasbo...[Courte citation de 8% de l'article original]