Liban : un juge ordonne l'expulsion de Carlos Ghosn de sa résidence à Beyrouth

LCI - 28/10
[VIDÉO] - Un juge a décidé d'expulser Carlos Ghosn de sa résidence dans la capitale libanaise. L'ancien patron de Nissan a fait appel de la décision. L'ex-magnat de l'automobile avait trouvé refuge au Liban fin 2019 après sa fuite rocambolesque du Japon où il faisait l'objet de poursuites judiciaires.

Un juge a décidé d'expulser Carlos Ghosn de sa résidence dans la capitale libanaise.
L'ancien patron de Nissan a fait appel de la décision.
L'ex-magnat de l'automobile avait trouvé refuge au Liban fin 2019 après sa fuite rocambolesque du Japon où il faisait l'objet de poursuites judiciaires.

Un mois pour évacuer les lieux. Quatre ans après qu'une société d'investissement l'a accusé de "violation de propriété", un juge a décidé d'expulser Carlos Ghosn, de sa résidence à Beyrouth, a déclaré une source judiciaire à l'AFP, ce samedi 28 octobre. L'ancien patron de Nissan qui a trouvé refuge au Liban fin 2019 après sa fuite rocambolesque du Japon où il faisait l'objet de poursuites judiciaires, a fait appel de la décision d'expulsion vendredi 27 octobre, selon la même source qui a requis l'anonymat. Selon une copie de la décision, datée du 16 octobre, consultée par l'AFP, Carlos Ghosn et son épouse devront "évacuer la propriété (...) dans un délai d'un mois".

Une propriété estimée à 19 millions de dollars

La luxueuse demeure située dans un secteur huppé du quartier d'Achrafieh a une valeur estimée à 19 millions de dollars et est enregistrée au nom de la société libanaise Phoinos, a précisé le responsable judiciaire. Phoinos avait a la procédure légale en 2019 et accuse Carlos Ghosn de "violation de propriété privée et de résidence dans la propriété sans base légale", a-t-il ajouté.

Selon le document du tribunal, Carlos Ghosn affirme, lui, que la société est affiliée à Nissan, que "la propriété avait été achetée (...) pour sa résidence, et qu'il existait un accord signé avec Nissan lui accordant le droit d'y habiter".

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Il avait occupé la propriété "conformément à une relation contractuelle liant Ghosn et Nissan" mais la fin de cette relation et le souhait du plaignant de récupérer la propriété invalident "la base légale" de son occupation, selon ce document. Carlos Ghosn, qui possède les nationalités libanaise, française et brésilienne, a été arrêté fin 2018 au Japon où il devait être jugé pour des malversations financières présumées quand il était à la tête du groupe Renault-Nissan.

C.S avec AFP

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