Au centre d’entraînement de l’OL,
Ses jongles avec sa patte gauche et sa frappe dans la lucarne droite d’un but vide nous renvoient l’espace d’un instant à sa carrière de joueur, et évidemment à cet ultime tir au but décisif inscrit face à Fabien Barthez, en finale de la Coupe du monde 2006. En retrait de son groupe de 24 joueurs, vendredi à Décines, Fabio Grosso doit avoir un paquet de pensées qui fusent dans sa tête, pendant que l’un de ses adjoints dirige la première partie de l’entraînement, celle ouverte à la presse. Car l’entraîneur italien se sait en pleine tourmente, seulement six semaines après avoir rejoint le banc de l’Olympique Lyonnais. Son impact comptable en Ligue 1 est en effet jusque-là inexistant (1 point pris sur 12), et il vient de vivre une semaine éprouvante, avant de défier l’OM, dimanche (20h45) au Vélodrome. Depuis mardi, il est finalement moins question de l’alarmante dernière place de l’OL au quart du championnat (avec 3 points et aucun succès) que de la quête de « taupes » (qui échangeraient avec Jérôme Rothen) dans le vestiaire lyonnais, et d’un entraînement annulé à la dernière minute par Fabio Grosso, en guise de leçon donnée à son groupe.
Le champion en titre de Serie B avec Frosinone est revenu vendredi sur l’échange tendu ayant eu lieu avec ses joueurs trois jours plus tôt : « Les gens qui me connaissent très bien savent que je tra...
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