Le très léger volant de badminton pèse lourd dans l’empreinte carbone

Camille Allain - 20minutes - 26/10
Plus de 3.500 volants (en plumes d'oie) devraient être utilisés cette semaine, à l’occasion des six jours de compétition des Internationaux de France de badminton organisés près de Rennes
Plus de 3.500 volants en plumes devraient être consommés cette semaine à l'occasion des Internationaux de France de badminton, qui se tiennent près de Rennes. — C. Allain/20 Minutes
  • Un jeudi sur deux, dans sa rubrique « Hors terrain », 20 Minutes explore de nouveaux espaces d’expression du sport, inattendus, insolites, astucieux ou en plein essor.
  • Cette semaine, on s’intéresse à la question du volant en plumes, à l’occasion des Internationaux de France de badminton qui ont démarré mardi à la Glaz Arena de Cesson-Sévigné, près de Rennes, avec les meilleurs joueurs du monde.
  • Dans le monde du bad, l’ensemble des compétiteurs, y compris les amateurs, jouent avec des volants en plumes d’origine animale, sans que cela ne pose réellement question.

Trente secondes et deux points. C’est approximativement la durée de la carrière professionnelle de ce volant utilisé lors du match de mixte entre la paire coréenne Seo-Chae et le double danois Thyrri-Magelund. Disputé en trois sets accrochés, ce 16e de finale des Internationaux de France de badminton a été remporté par les Scandinaves en un peu moins d’une heure. Une heure au cours de laquelle 19 volants en plumes auront été utilisés. Un chiffre qui n’a rien d’anormal dans le tournoi qui se déroule d’habitude à Paris. Délocalisé à la Glaz Arena de Cesson-Sévigné, près de Rennes, l’événement offre un sacré spectacle. Jusqu’à dimanche, les meilleures joueuses et joueurs de badminton du monde s’affronteront dans l’espoir de conquérir ce tournoi doté d’un prize-money de 850.000 dollars, sponsorisé par Yonex. Pour la marque japonaise, ces six jours de compétition sont une occasion immanquable d’imposer ses propres volants.

L’an dernier, un total de 3.472 volants avaient été utilisés, soit 290 boîtes. Alors imaginez ce que cela donnera aux JO de Paris 2024. « Sur l’année, je ne saurai même pas dire combien on en passe. On s’entraîne deux fois par jour, on joue tout le temps. Ce n’est pas quantifiable. Je crois que ça choquer...
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