Marion Rousse et la mythique Alpe d’Huez : 'L’étape est dantesque avec 3900 m de dénivelé, c’est du jamais vu'

RTBF - 25/10
Marion Rousse est une directrice du Tour de France Femmes heureuse et fière du chemin parcouru par son épreuve. La...

Marion Rousse est une directrice du Tour de France Femmes heureuse et fière du chemin parcouru par son épreuve. La troisième édition de la Grande boucle féminine permettra encore de franchir un cap, notamment en termes de difficulté. La dernière étape, jugée au sommet de l’Alpe d’Huez, proposera par exemple 3900 m de dénivelé positif. "Du jamais vu", insiste Rousse.

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Un premier départ à l’étranger

70 ans après sa version masculine, le Tour de France Femmes va s’élancer de l’étranger. Après Amsterdam, c’est Rotterdam qui hérite de ce privilège. "C’est un beau symbole et ça montre l’intérêt pour le Tour de France Femmes, dès la troisième édition. Le rayonnement se fait également à l’étranger. Cela montre que notre épreuve est sur les bons rails. Et puis, on n’a pas choisi les Pays-Bas par hasard, c’est le pays de la "petite reine". On va chercher de la ferveur et un succès populaire".

8 étapes en 7 jours : "on ne voulait pas perdre une étape"

Sept jours de course, huit étapes dont un chrono court (6,3 km) et un dernier week-end très costaud en montagne, ASO a voulu dessiner "un parcours hyper équilibré où les difficultés vont crescendo". Il y aura donc deux étapes le même jour. "C’est atypique. Mais on voulait garder huit étapes. Même si on part un lundi, on ne voulait pas perdre une étape. On a créé cette double étape. On a dû avoir la validation de l’UCI. Une étape très courte toute plate le matin et un chrono court l’après-midi. C’est une longue journée pour les filles, ça va peser au niveau de la fatigue", prévient Rousse, l’ex-championne de France. "On a souvent placé les difficultés dans les derniers kilomètres pour que ça soit des courses d’attaquantes. On propose un parcours et les coureuses disposent. Mais je pense qu’il y a vraiment de quoi faire au cours des 8 étapes", souligne l’ancienne coureuse de Lotto.

Des noms qui résonnent "vélo"

Valkenburg, Liège, le Grand Bornand, l’Alpe d’Huez, le tracé 2024 fait la part belle à des noms qui résonnent "vélo". "C’est très symbolique. On va sur des monuments. Quand on parle de Liège-Bastogne-Liège, on a l’habitude de poser nos roues là-bas par exemple. Ces noms vont résonner. On en a besoin dans un calendrier qui sera ultra-dense. C’est aussi une différence pour nous de ne pas être la "quatrième semaine du Tour" où on profite de la caisse de résonance des hommes. Il va falloir faire son chemin […] On voulait cette semaine-là parce qu’on voulait rester dans les vacances des gens. Il faut que ça reste un événement populaire. On veut qu’il y ait des gens au bord de la route". La 8e étape, avec l’Alpe d’Huez et ses 21 virages numérotés, attire inévitable l’œil. "C’est mythique et on recherchait ça. L’Alpe d’Huez avec son passé n’a plus rien à prouver. L’étape est dantesque. Le dernier jour avec 3900 m de dénivelé positif. C’est 900 m de plus que sur l’étape du Tourmalet en 2023. C’est du jamais vu pour le Tour de France Femmes."

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Le peloton sera en Belgique le 14 août avec une arrivée à Liège et le lendemain au départ de ...
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