Des discussions sur un cessez-le-feu dans le conflit entre Israël et le Hamas ne seront possibles qu'après la libération de tous les otages retenus par le mouvement islamiste palestinien, a affirmé ce lundi Joe Biden. "Les otages doivent être libérés, ensuite on pourra discuter", a déclaré le président américain lorsqu'il a été interrogé sur son soutien à un accord "otages contre cessez-le-feu". Ses déclarations sont intervenues peu après l'annonce par le Hamas de la libération de deux otages enlevées en Israël.
Lors d'un appel avec le pape François dimanche, Joe Biden a évoqué le conflit entre Israël et le Hamas ainsi que la situation humanitaire à Gaza. "Le pape et moi sommes sur la même longueur d'onde, il était très, très, très intéressé par ce que nous faisons", a déclaré lundi le président américain. Ajoutant qu'il avait "expliqué quel était le projet" de soutien américain envers Israël, Joe Biden a dit que le souverain pontife "y était totalement favorable".
L'ancien chef du Hamas, Khaled Meshaal a pris la parole hier pour évoquer le sort des otages retenus à Gaza. "Avant de parler des prisonniers détenus par nous, il y a des prisonniers détenus par l'ennemi", a-t-il affirmé en référence aux Palestiniens emprisonnés par Israël. "Voici la règle que nous suivons : des prisonniers sont échangés contre des prisonniers".
Créé en 1987 dans le camp de réfugiés gazaouis de Jabaliya, le Hamas est aussi bien un mouvement politique qu'une organisation armée. Son but affiché : la destruction de l'État d'Israël. Principalement implanté dans la bande de Gaza, qu’il contrôle depuis 2007, son nom est l'acronyme partiel de 'harakat al-muqâwama al-’islâmiya', qui signifie 'mouvement de résistance islamique'. Fondé par trois hommes issus des Frères musulmans, il est aujourd’hui dirigé par Ismaïl Haniyeh. Le Hamas est considéré comme une organisation terroriste par l'Union européenne et une majorité de pays occidentaux.
Voir tous les termes à connaîtreSix employés de l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) ont été tués à Gaza en l'espace de 24 heures, a annoncé hier soir le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA). Cela porte à 35 le nombre de membres du personnel de l'UNRWA morts depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, le 7 octobre.
"Les mots nous manquent", a déclaré l'agence sur le réseau social X (ex-Twitter). "Nous rendons hommage à nos 35 collègues qui ont été tués à Gaza depuis le 7 octobre. Nous pleurons et nous nous souvenons. Ce ne sont pas que des chiffres. Ce sont nos amis et nos collègues. Beaucoup étaient des enseignants dans nos écoles. L'UNRWA pleure cette énorme perte", a ajouté l'UNRWA.
We are lost for words. We pay tribute to our 35 colleagues who have been killed in📍 #Gaza since 7 October. We grieve and we remember. These are not just numbers. These are our friends and colleagues. Many were teachers in our schools. @UNRWA mourns this huge loss. pic.twitter.com/rDHrEMWv6y — UNRWA (@UNRWA) October 23, 2023
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la guerre entre Israël et le Hamas. Retrouvez ici toutes les informations.
Israël a recensé plus de 220 otages israéliens, et étrangers ou binationaux. Ils ont été enlevés et emmenés à Gaza par les islamistes du Hamas lors de l'attaque sanglante sans précédent du 7 octobre.
Plus de 1400 personnes ont été tuées en Israël, la plupart des civils fauchés par balles, brûlés ou mutilés le jour de l'attaque, selon les autorités. L’armée israélienne a dit avoir retrouvé les corps de 1500 combattants du Hamas.
Lundi, le Hamas a affirmé que 5087 Palestiniens, en majorité des civils dont 2055 enfants, avaient été tués dans la bande de Gaza par des bombardements israéliens qui ont détruit des quartiers entiers.
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