Éboulements, montée des eaux... Dans les Alpes-Maritimes, l’alerte rouge réveille les fantômes de la tempête Alex

Nicolas Daguin - LE FIGARO - 20/10
REPORTAGE - Trois ans après que l’arrière-pays niçois a été dévasté, le passage de la tempête Aline vendredi a fait craindre le pire. Poste de commandement, cellule de crise, gendarmes et pompiers mobilisés en nombre... Tout a cette fois été anticipé pour éviter de nouveaux drames.

Le Figaro Nice

Jeudi, 20h39. Tous les téléphones portables (ou presque) des Alpes-Maritimes crachent de concert un son strident. Et le message qui accompagne la sonnerie n’est guère plus rassurant. Il est intitulé «Alerte extrêmement grave». La préfecture avertie la population de la vigilance rouge pluie-inondations pour vendredi, de 4h à 10h du matin. Quelques consignes de sécurité sont énumérées et deux mots écrits en gros caractères à la fin : «SOYEZ PRUDENTS». C’est la première fois que les services de l’État emploient ce système d’alerte dans le département. Il a bien été testé plusieurs fois, mais toujours dans le cadre d’exercices.

Il n’est plus question cette fois de s’entraîner. C’est dire si l’épisode méditerranéen qui approche est pris au sérieux. Si sur le littoral la situation doit rester sous contrôle, c’est dans les trois vallées (de la Vésubie, de la Tinée et de la Roya) que le pire est à craindre. Alors que 300 millimètres de pluie sont attendus par endroits en quelques heures, les fantômes de la tempête Alex refont surface, presque trois ans jour pour jour après qu’elle a dévasté l’arrière-pays niçois. Le monstre se présente cette fois sous le nom d’Aline.

Bien heureusement, tout a été anticipé pour éviter de nouveaux drames : aucun établissement scolaire ouvert ni aucune crèche et univ...
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