Le Premier ministre britannique Sunak subit des défaites écrasantes aux élections partielles

Andrew Macaskill - Reuters - 20/10
Les conservateurs au pouvoir ont subi deux défaites écrasantes dans des sièges parlementaires auparavant sûrs, soulevant des doutes sur la capacité du parti à remporter les élections générales attendues l'année prochaine.
  • Le parti travailliste d’opposition renverse deux larges majorités
  • Les défaites révèlent les vulnérabilités des conservateurs
  • Les sondages sont considérés comme un test du soutien du public avant les élections nationales

LONDRES, 20 octobre (Reuters) - Les conservateurs du Premier ministre britannique Rishi Sunak ont ​​essuyé vendredi deux défaites écrasantes dans des sièges parlementaires auparavant sûrs, soulevant des doutes sur la capacité de son parti à remporter les élections législatives prévues l'année prochaine.

Cette double défaite témoigne d'une chute spectaculaire du soutien aux conservateurs, qui ont remporté les quatre dernières élections nationales, et c'est seulement la troisième fois qu'un Premier ministre britannique perd deux élections partielles le même jour depuis 1991.

Le principal parti d'opposition, le Parti travailliste, a remporté le siège du Mid-Bedfordshire, une région située à environ 80 km au nord de Londres, renversant une majorité de près de 25 000 voix, ce qui en fait le plus gros déficit que le parti ait surmonté lors d'une élection partielle depuis 1945.

Les travaillistes ont également renversé une énorme majorité dans un autre ancien bastion conservateur, Tamworth, une circonscription essentiellement rurale du centre de l'Angleterre, avec le deuxième plus grand écart entre les deux partis depuis la Seconde Guerre mondiale.

"Ce sont des résultats phénoménaux", a déclaré le leader travailliste Keir Starmer dans un communiqué. "Gagner dans ces bastions conservateurs montre que la population veut massivement du changement et qu'elle est prête à faire confiance à notre nouveau Parti travailliste pour y parvenir."

Sunak, un ancien banquier d'investissement de 43 ans, a récemment tenté de se présenter comme un réformateur audacieux et non plus comme le technocrate prudent qui a restauré une partie de la crédibilité de la Grande-Bretagne après que des scandales et des troubles économiques ont forcé ses deux prédécesseurs à quitter leurs fonctions.

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