VIDÉO - Attaque d'Arras : comment en parler avec son enfant ? Les conseils d'un pédopsychiatre

LCI - 16/10
[VIDÉO] - Trois jours après l'attentat d'Arras, les élèves observeront ce lundi 16 octobre une minute de silence avec leurs enseignants. En dehors de l'école, la question terroriste s'invite également à la maison. Pour TF1, le pédopsychiatre Serge Hefez détaille l'attitude à adopter pour évoquer ce sujet avec son enfant.

Trois jours après l'attentat d'Arras, les élèves observeront ce lundi 16 octobre une minute de silence avec leurs enseignants.
En dehors de l'école, la question terroriste s'invite également à la maison.
Pour TF1, le pédopsychiatre Serge Hefez détaille l'attitude à adopter pour évoquer ce sujet avec son enfant.

Ce lundi 16 octobre sera marqué par un moment de recueillement dans tous les établissements scolaires français. Et ce, après l'assassinat d'un professeur dans un collège-lycée d'Arras (Pas-de-Calais), vendredi. Dès 8h, les enseignants pourront se retrouver dans leur établissement au cours d'un temps qui leur sera réservé, afin de rendre hommage à Dominique Bernard. 

Au-delà de cette réponse dans le milieu scolaire, l'attentat et ses conséquences s'invitent aussi dans les discussions intra-familiales. Tueur, terroriste... Ce sont des mots que l'on hésite bien souvent à prononcer devant ses enfants. À tort, explique à TF1 le pédopsychiatre Serge Hefez.

Selon l'expert, la notion de terrorisme "peut être comprise" par l'enfant. "Ce sont des gens qui veulent terroriser. Des gens qui veulent semer la terreur et faire que l'on soit totalement impuissant, que l'on n'arrive pas à réagir", rappelle-t-il dans le 20H. "On ne peut pas protéger les enfants de tout", appuie Serge Hefez. Un objectif que bien des parents tentent de remplir.

Parler plutôt que se taire

Plutôt que d'éloigner les enfants d'une réalité qu'ils connaissent déjà et qu'ils vivent déjà, il est important d'expliquer les choses. Serge Hefez s'est essayé à l'exercice en verbalisant, pour TF1, ce qu'il dirait à son enfant. Et ce, en utilisant la pratique du jeu, chère aux enfants. "Par exemple, cela t'arrive de ne pas être d'accord avec ton copain. Il veut jouer à ça et toi tu veux jouer à autre chose. Ce n'est pas pour ça que tu vas le tuer ou que tu vas le frapper. Tu respectes son avis, mais il y a des gens qui ne sont pas comme ça. Malheureusement, ces gens-là sont dangereux", avance-t-il.

Une phrase permet de résumer l'attitude à observer en de pareilles circonstances : selon les psychiatres, il est toujours préférable de parler plutôt que de se taire. 

Pour rappel, depuis 2021, l'État a mis en place un dispositif pour inciter à se rendre dans les cabinets de psychologues : "Mon Parcours Psy". Il permet, chaque année, de pouvoir bénéficier de huit séances gratuites d'accompagnement psychologique. 

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Il faut, pour cela, avoir au moins 3 ans, présenter des troubles légers à modérés, avoir une prescription de son médecin et s'adresser à un psychologue conventionné. Dans certains cas, votre mutuelle peut aussi proposer une enveloppe similaire pour vous et/ou vos enfants.

B.L. | Reportage TF1 : Sylvie Pinatel

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