Manque de réalisme, cafouillages et approximations... Ces erreurs qui ont précipité l'élimination des Bleus

LCI - 16/10
[VIDÉO] - Au bout d'un match indécis, le XV de France s'est incliné, dimanche 15 octobre, contre l'Afrique du Sud (28-29), en quarts de finale de la Coupe du monde. Bousculés dans le jeu au sol et dans le combat, les tricolores ont surtout commis trop d'erreurs pour espérer rallier le dernier carré de la compétition.

Au bout d'un match indécis, le XV de France s'est incliné, dimanche 15 octobre, contre l'Afrique du Sud (28-29), en quarts de finale de la Coupe du monde.
Bousculés dans le jeu au sol et dans le combat, les tricolores ont surtout commis trop d'erreurs pour espérer rallier le dernier carré de la compétition.

Les Bleus ont laissé passer leur chance. Pour un tout petit point, le XV de France s'est incliné contre l'Afrique du Sud (28-29), dimanche 15 octobre, en quarts de finale de "son" Mondial. Malgré une bonne prestation globale, les partenaires d'Antoine Dupont, de retour à temps, ont fini par baisser pavillon dans un Stade de France en fusion face aux tenants du titre, en raison d'un trop grand nombre d'imprécisions dans des moments et zones clés. "Des faits de jeu qui, accumulés les uns aux autres, sont notoires", comme l'a expliqué leur sélectionneur, Fabien Galthié.

Pas suffisamment réalistes

C'est la première chose qui saute aux yeux en regardant la feuille de match : la France a cruellement manqué de réalisme. Dominateurs (59% de possession, 63% d'occupation), les coéquipiers de Charles Ollivon n'ont pas suffisamment réussi à concrétiser leurs opportunités. Même s'ils ont réussi à marquer trois essais, ils ont trop souvent tambouriné sans succès sur le mur vert et doré. Les 7 en-avant, dont 2 pour le seul Damian Penaud, pourtant si précieux depuis le début de la compétition, et 10 pertes de balle, au total, suffisent à comprendre à quel point les Bleus ont été bousculés comme rarement ballon en main. 

"À chaud, j'ai l'impression qu'on a largement fait jeu égal, avec des temps forts, pas toujours concrétisés", résume Fabien Galthié. Les deux échecs de Thomas Ramos face aux perches (5/7), dont cet improbable contre de Cheslin Kolbe sur une tentative de transformation, pèsent également très lourd dans la balance. 

En face, les Springboks se sont nourris de la moindre faute adverse pour inscrire des points. 3 de leurs 4 essais viennent d'ailleurs directement de ballons lâchés ou mal négociés par les joueurs français. La vitesse de Arendse et de Kolbe a fait la différence face à une défense, qui a parfois semblé trop facilement battue, la faute à des placements douteux. 

Trop fébriles sur les ballons hauts

Parmi les gros points noirs de ce match figurent incontestablement les ballons hauts. Tantôt fébriles, tantôt pris de vitesse par leurs vis-à-vis, les Français n'ont jamais trouvé la bonne formule face aux chandelles sud-africaines, souvent très bien ajustées. 2 des 4 essais des Boks font suite à ces cafouillages et petites approximations. Au contraire, en dehors de (trop) rares coups de pied à suivre de Matthieu Jalibert, Louis Bielle-Biarrey et les siens n'ont pas réussi à véritablement mettre sous pression les champions du monde en titre par leur jeu au pied de pression. "On a bien vu qu'ils avaient beaucoup utilisé le jeu au pied haut, ce qui leur a permis de créer des temps forts", a noté l'ancien entraîneur de Montpellier et Toulon. 

France-Afrique du Sud (28-29) : revoir l'essai de Kurt-Lee ArendseSource : Rugby - Coupe du Monde

Comme attendu, les Tricolores ont aussi été bousculés dans le secteur du jeu au sol. "Ils nous ont embêtés dans toutes les zones de combat, dans tous les rucks. Notre charnière n'a pas eu beaucoup de ballons propres", a d'ailleurs reconnu Thomas Ramos, au micro de TF1 après le coup de sifflet final. Si l'arbitre Ben O'Keeffe a pu être mis en cause par certains, pour sa propension à ne pas siffler sur certaines situations litigieuses (six pénalités au final de part et d'autre), les tenants du titre ont surtout su faire preuve de vice pour flirter avec la règle sans jamais dépasser la limite. 

À ce niveau-là, l'expérience pléthorique de l'équipe alignée par Jacques Nienaber - une grande partie était déjà présente en 2019 - a fait la différenc...
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