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Royer-Collard et l’opacité de nos «murs» numériques
Simon Pelletier - Le Devoir -
14/10
Les géants du numérique jouent de manière irresponsable avec la nature de nos institutions.
Une fois par mois, Le Devoir lance à des passionnés de philosophie le défi de décrypter une question d’actualité à partir des thèses d’un penseur marquant.
Depuis l’adoption du projet de loi C-18 en juin dernier, nous assistons à un important bras de fer entre le gouvernement fédéral et deux géants du numérique, Meta et Google. La loi contraint ces derniers à négocier une entente avec les médias de partout au pays, et ce, afin de les rémunérer équitablement pour le contenu d’information qui apparaît sur leurs plateformes. En ce sens, C-18 vise à éviter l’asphyxie d’une institution essentielle à la démocratie, le journalisme. Mais Meta et Google entendent défendre leurs intérêts : depuis peu, Meta bloque le partage de contenu d’information canadien sur ses plateformes, et Google menace d’emboîter le pas.
Dans ce bras de fer, on peut à bon droit se demander si l’État canadien est en position de force. Après tout, ses adversaires sont puissants, influents et déterminés. Remarquons toutefois que la pression, ici, pèse moins sur l’État que sur le journalisme, et que c’est surtout lui qui risque de plier sous le poids immense des géants du numérique. Or, le journalisme est justement l’activité professionnelle grâce à laquelle, en pratique,... [Courte citation de 8% de l'article original]
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