LONDRES, 13 octobre (Reuters) - La guerre entre le groupe islamiste Hamas et Israël constitue l'un des risques géopolitiques les plus importants pour les marchés pétroliers depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie l'année dernière.
Contrairement à la Russie, l’un des principaux producteurs mondiaux de pétrole et de gaz, Israël a une production énergétique très modeste. Mais il existe un risque que la guerre s’étende aux principaux producteurs d’énergie du Moyen-Orient et affecte les flux de pétrole et de gaz.
Même si ces flux n’ont pas encore été affectés, les analystes et les observateurs du marché soulignent plusieurs complications potentielles majeures si le conflit s’intensifie.
Premièrement, les États-Unis pourraient resserrer ou intensifier l’application des sanctions contre l’Iran si celui-ci était impliqué dans l’attaque du Hamas contre Israël, ce qui pourrait mettre davantage à rude épreuve un marché pétrolier déjà sous-approvisionné. L’Iran pourrait riposter en perturbant les flux d’énergie en provenance de ses voisins de l’OPEP via le détroit d’Ormuz.
Deuxièmement, un accord négocié par Washington pour normaliser les relations entre l’Arabie saoudite et Israël, qui pourrait voir le royaume augmenter sa production pétrolière, pourrait échouer.
Le brut Brent a bondi de plus de 5 dollars pour atteindre plus de 90 dollars le baril au cours de la semaine dernière depuis que le Hamas a lancé une attaque surprise contre Israël le 7 octobre.
Les analystes et les professionnels du secteur, qui s’attendaient à une reprise plus forte, ont reconnu que la situation était différente de celle de la crise pétrolière de 1973, lorsque l’Arabie Saoudite avait lancé un embargo ciblant les pays qui avaient soutenu Israël pendant la guerre du Kippour, provoquant une montée en flèche des prix.
L’Arabie saoudite et la Russie ont déjà annoncé des réductions volontaires de leur approvisionnement jusqu’à la fin de 2023, poussant les prix du pétrole à leur plus haut niveau depuis 10 mois fin septembre, avant que les préoccupations macroéconomiques ne les fassent à nouveau baisser considérablement la semaine dernière.
David Goldwyn, ancien envoyé spécial pour les affaires énergétiques internationales au Département d’État américain, a déclaré que les fondamentaux resteraient un facteur de hausse des prix plus important que la guerre.
Rob Thummel, gestionnaire de portefeuille senior chez Tortoise Capital, a déclaré qu'il est p...
[Courte citation de 8% de l'article original]