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Au Japon, l'avortement ne tient qu'à une feuille
Cécile Pirou - Slate FR -
13/10
Pour avoir recours à une IVG, les femmes mariées ont toujours besoin du consentement écrit de leur époux. Mais des militantes préparent des actions visant à faire supprimer le fameux formulaire.
Temps de lecture: 6 min
Si l'avortement est autorisé depuis 1948 au Japon en cas de viol ou de «risque pour la santé physique ou économique», seules les méthodes instrumentales étaient possibles jusqu'à cette année. Depuis mai 2023, la pilule abortive est désormais disponible dans le pays, mais les Japonaises ont toujours besoin du consentement marital pour pouvoir utiliser cette méthode –laquelle est dispensée par un médecin gynécologue habilité.
Pour les femmes célibataires, cette obligation d'accord a été étendue au géniteur, y compris si celui-ci n'est plus le partenaire de la patiente. Les médecins sont en effet soucieux de se protéger de toute poursuite ultérieure, puisqu'en dehors des situations particulières énumérées plus haut, le défaut de consentement en cas d'avortement est inscrit au Code pénal.
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La loi actuelle engendre des situations difficiles, voire dramatiques. Inadmissible pour Kazane Kajiya et Kumi Tsukahara, les cofondatrices d'Action for Safe Abortion Japan, qui espéraient voir cette exigence supprimée avec l'arrivée d'un nouveau moyen d'avortement sécurisé. «Je ne veux pas que ma fille expérimente ce que j'ai traversé», commente Kumi à propos de son propre a... [Courte citation de 8% de l'article original]
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