Israël ne doit pas réagir bêtement

George Packer - The Atlantic - 12/10
La fureur est justifiée, mais il faut éviter les victimes civiles.

Si le 7 octobre était le 11 septembre en Israël, comme l’ont dit de nombreux dirigeants du pays, la signification de la comparaison ne va pas de soi. Ses implications doivent encore être étudiées, et elles pourraient conduire à des situations inattendues.

L’horreur est comparable, mais pas l’ampleur. Les 1 000 civils ou plus massacrés samedi par le Hamas sont, par rapport à la population israélienne, bien plus que les 3 000 tués aux États-Unis par al-Qaïda ; un nombre proportionnel de morts le 11 septembre aurait été proche de 40 000. Al-Qaïda, un groupe transnational basé dans les déserts et les montagnes d’Afghanistan, avait la capacité et la volonté de semer la terreur partout dans le monde, mais il ne pouvait pas détruire les États-Unis. Le Hamas menace l'existence même d'Israël, à la fois en principe, selon les objectifs génocidaires énoncés dans son manifeste fondateur et ses déclarations ultérieures, et aussi en pratique, en tant que bras ou allié des entités les plus puissantes de la région qui partagent ses objectifs, le Hezbollah, Syrie et République islamique d'Iran. Des faits comme ceux-ci suggère...
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