Le budget de mardi a considérablement augmenté les dépenses de l’État, avec une augmentation des dépenses permanentes d’environ 6 pour cent et une foule d’autres engagements ponctuels. Les dépenses annuelles totales avoisinent désormais les 100 milliards d'euros.
Mais nous savons que dans certains cas, les services publics sont insuffisants et que l’État a d’énormes besoins en infrastructures. Alors, le gouvernement devrait-il dépenser encore plus, ou devons-nous mieux valoriser ce que nous dépensons déjà ? Une nouvelle étude de l’Institut de recherche économique et sociale (ESRI) fournit des preuves des tendances à long terme des dépenses de l’État irlandais et de leur comparaison internationale. Alors qu'est-ce que ça montre ?
Les tendances des dépenses du gouvernement irlandais peuvent être difficiles à juger, car la mesure traditionnelle les comparant à la taille du produit intérieur brut (PIB) ne fonctionne pas bien, étant donné la distorsion causée à ce chiffre par les activités des multinationales.
Dans une nouvelle étude publiée dans son dernier commentaire trimestriel, l'ESRI adopte une approche différente, en examinant les dépenses par habitant en âge de travailler (la définition standard ici est celle des personnes âgées de 15 à 64 ans).
Ce n’est pas non plus une mesure parfaite : elle ne prend pas en compte, par exemple, l’impact de l’inflation. Mais il fournit néanmoins un aperçu révélateur de la façon dont les dépenses ont évolué au cours des dernières années et – et surtout – offre des conditions de concurrence équitables pour comparer les dépenses avec celles d’autres pays de l’UE.
Alors que montrent les chiffres ? Le niveau global des dépenses publiques par habitant en âge de travailler, comme le montre le premier graphique, n'a cessé d'augmenter depuis le milieu des années 1990, à l'exception de la période de fortes réductions qui ont suivi le krach financier. L’impact politique et économique persistant de cette période est replacé dans son contexte.