LE WREN, LE WREN, par Anne Enright
Le huitième roman d’Anne Enright, une histoire de traumatisme intergénérationnel souvent très drôle, insuffle aux tâches ménagères autant de poésie que les sujets coûteux comme le chagrin et l’amour. Se préparant à recevoir la visite de sa fille adulte, Nell, Carmel, la cinquantaine, regarde d'anciennes images de son célèbre père poète, Phil, sur son ordinateur portable tout en dégivrant un congélateur. Elle sent « la glace contre la glace », les cartons des « hamburgers aux haricots abandonnés de sa fille » qui « boitent dans l'air chaud », tout en entendant la version des années 1980 de son père débiter « une sorte particulière de stupidité, que le monde prenait pour sage."
Dans cette interview télévisée, Phil révèle que lui et la mère de Carmel « ont vécu ensemble à Dublin pendant un certain temps, a-t-il dit, mais elle est malheureusement tombée malade et le mariage n’a pas survécu ». Dans « The Wren, the Wren », qui est bien plus amusant que ses thèmes ...
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