Procès de l’attentat de Magnanville : l’accusé défend ses convictions religieuses

Ouest France - 26/09
Mohamed Lamine Aberouz est soupçonné d’avoir été sur place le 13 juin 2016, au moment où le djihadiste Larossi Abballa a assassiné un couple de policiers à leur domicile, à Magnanville (Yvelines). La cour d’assises spéciale de Paris examine depuis hier la personnalité de celui que l’accusation considère comme le mentor du tueur. Ce qu’il conteste. Il a défendu ses convictions religieuses, en niant toute velléité de violence. 

« Le seul de qui tous mes ennuis découlent, c’est Larossi Abballa. Il a trahi ma confiance ». À son procès pour complicité dans l’attentat de Magnanville (Yvelines), Mohamed Lamine Aberouz, 30 ans, s’est catégoriquement démarqué du djihadiste qui a assassiné à l’arme blanche, chez eux, les policiers Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, et Jessica Schneider, 36 ans, le 13 juin 2016.

Condamnant « l’acte monstrueux » d’Abballa, abattu lors d’un assaut du Raid pour libérer l’enfant de 3 ans du couple, qu’il retenait en otage dans leur maison, l’accusé a « réitéré » devant la cour d’assises spéciale son innocence. Il assure n’avoir « jamais adhéré ni aux méthodes ni au projet » de l’État islamique, au nom duquel Abballa a revendiqué son attaque.

« Je suis musulman d’origine arabe »

Pour l’accusation, il a pourtant participé « à l’endoctrinement idéologique » du tueur. Aurait aussi « désigné » la « cible de l’attentat ». Et s’est rendu avec lui sur les lieux le soir des faits, s’échappant avant l’intervention de la police. Son ADN a été retrouvé sur le repose-poignet de l’ordinateur du couple Salvaing-Schneider. Aucune autre preuve tangible de sa présente n’a toutefois pu être établie, proteste la défense. L’accusé dit qu’il était dans une salle de prièr...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...