« Le seul de qui tous mes ennuis découlent, c’est Larossi Abballa. Il a trahi ma confiance ». À son procès pour complicité dans l’attentat de Magnanville (Yvelines), Mohamed Lamine Aberouz, 30 ans, s’est catégoriquement démarqué du djihadiste qui a assassiné à l’arme blanche, chez eux, les policiers Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, et Jessica Schneider, 36 ans, le 13 juin 2016.
Condamnant « l’acte monstrueux » d’Abballa, abattu lors d’un assaut du Raid pour libérer l’enfant de 3 ans du couple, qu’il retenait en otage dans leur maison, l’accusé a « réitéré » devant la cour d’assises spéciale son innocence. Il assure n’avoir « jamais adhéré ni aux méthodes ni au projet » de l’État islamique, au nom duquel Abballa a revendiqué son attaque.
Pour l’accusation, il a pourtant participé « à l’endoctrinement idéologique » du tueur. Aurait aussi « désigné » la « cible de l’attentat ». Et s’est rendu avec lui sur les lieux le soir des faits, s’échappant avant l’intervention de la police. Son ADN a été retrouvé sur le repose-poignet de l’ordinateur du couple Salvaing-Schneider. Aucune autre preuve tangible de sa présente n’a toutefois pu être établie, proteste la défense. L’accusé dit qu’il était dans une salle de prièr...
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