Il n'est pas difficile de trouver des signes de l'influence latino dans ce village ouvrier le long du fleuve Hudson : des taquerias mexicaines et des épiceries fines équatoriennes parsèment la promenade le long de l'avenue Beekman, et les voisins se saluent en espagnol, tandis que les drapeaux colorés dansent au vent.
Plus de la moitié du village de Sleepy Hollow est d'origine hispanique, selon le dernier recensement. Mais ces données démographiques se reflètent rarement le jour du scrutin.
Le village, situé à environ 30 miles au nord de la ville de New York, fait partie de la ville de Mount Pleasant, qui utilise un système de vote général permettant aux résidents de voter pour tous les postes vacants.
Le conseil municipal de Mount Pleasant ne compte aucun membre latino, et personne ne se souvient de la dernière fois où il en a eu un. Cette déconnexion a conduit à une plainte officielle déposée auprès de la ville, au nom de cinq résidents qui affirment qu'eux-mêmes et d'autres électeurs latinos sont privés de leurs droits.
Ce défi est le premier test du John R. Lewis Voting Rights Act de New York, qui offre certaines des protections les plus complètes aux communautés de couleur du pays. Cela crée de nouvelles restrictions en matière d’intimidation des électeurs. Et la loi, entrée en vigueur l'année dernière, facilite les réclamations pour suppression ou dilution d'électeurs : les plaignants peuvent résoudre les problèmes de vote sans recourir aux tribunaux, comme cela a été le cas jusqu'à présent à Mount Pleasant.
Dans leur réclamation, les habitants exhortent la ville à modifier volontairement son système général, afin d'évi...
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