Antoine-Aimé Dorion, entre Papineau et Laurier

Yvan Lamonde - Le Devoir - 23/09
Dorion a persisté dans ses convictions républicaines et démocrates.

Une fois par mois, Le Devoir lance à des passionnés d’histoire le défi de décrypter un thème d’actualité à partir d’une comparaison avec un événement ou un personnage historique.

Comment se représente-t-on aujourd’hui le destin du projet d’émancipation coloniale des années 1830 au Bas-Canada ? Le projet des patriotes et de Papineau achoppe-t-il en décembre 1837 ? Sa survie est-elle encore significative en 1838 au moment où Robert Nelson rédige une déclaration d’indépendance ? La nouvelle bataille de l’Institut canadien de Montréal en 1848 à propos du principe des nationalités porte-t-elle ses fruits au moment où Papineau, de retour d’exil (1845) et réélu député (1848), est marginalisé par La Fontaine et les réformistes ?

Antoine-Aimé Dorion (1818-1891) est de l’Institut canadien de Montréal mais tient les plus radicaux à distance. Il est de la génération du manifeste du Club national et démocratique (1849), dont la tâche la plus ardue est de concilier nationalité et démocratie.

Dorion et les signataires croient en la « légitimité des révolutions démocratiques du jour », qui font place au libéralisme du libre-échange, et estiment que « l’entrave coloniale étant brisée, l’étoile canadienne viendra presque indubitablement prendre sa place providentielle dans la colossal...
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