La vidéosurveillance algorithmique signe-t-elle la fin de nos libertés ?

Laure Beaudonnet - 20minutes - 20/09
La loi relative aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024 prévoit l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique qui permettrait de signaler aux forces de l’ordre des comportements jugés « anormaux » pendant des manifestations
Une camera de vidéosurveillance à Toulouse — FRED SCHEIBER/20 MINUTES/SIPA
  • La loi sur les JO 2024 adoptée au printemps ouvre la voie à l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique jusqu’à fin mars 2025. Des caméras adossées à de l’intelligence artificielle seraient capables de reconnaître et de signaler aux forces de l’ordre des comportements jugés « anormaux » pendant des manifestations sportives, récréatives ou culturelles.
  • La majorité présidentielle et le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin ont insisté sur les garde-fous : le dispositif ne fera pas de reconnaissance faciale et les données seront supprimées après 12 mois.
  • Pour les associations comme La Quadrature du Net ou Amnesty qui a lancé début septembre une pétition, organiser la surveillance de masse n’est pas acceptable.

Souriez, vous êtes filmés ! En avril, le Parlement a adopté la loi sur les Jeux olympiques qui autorise l’utilisation d’images de caméras et de drones pour nourrir des algorithmes. Appelées caméras de vidéosurveillance algorithmique, terme barbare pour désigner des caméras ad...
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