Pour les diplomates et les vétérans de l’ONU, le tourbillon de l’Assemblée générale de cette semaine sera teinté de nostalgie. Pendant la majeure partie des près de huit décennies d’existence de l’ONU, c’était le point culminant lorsque les dirigeants du monde se réunissaient pour débattre des causes urgentes du moment. Plus maintenant.
Malgré la guerre en Europe, une série de coups d'État en Afrique, des catastrophes naturelles imputées au changement climatique et des frictions entre la Chine et les États-Unis, cette année, un seul dirigeant du « P5 » – les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU avec droit de veto - prévoit d'y assister.
Joe Biden, le président américain, s’adressera mardi à l’assemblée, tout comme ses prédécesseurs, de manière souvent mémorable et parfois combustible au fil des années. Mais reflétant l’impasse dans laquelle se trouve le Conseil de sécurité, provoquée par les tensions entre les puissances occidentales et Pékin et Moscou, les dirigeants britanniques, chinois, français et russes restent à l’écart.
On ne s’attendait pas à ce que Vladimir Poutine, le président russe, soit présent étant donné les sanctions auxquelles il fait face suite à l’invasion de l’Ukraine. Xi Jinping, le président chinois, a toujours été un adversaire lointain, compte tenu de l’antagonisme entre Pékin et Washington.
Mais l’absence du Premier ministre britannique, Rishi Sunak – pour ce qui aurait été sa première Assemblée générale – et du président français, Emmanuel ...
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